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Institut sur les données

L’un des plus importants exemples de réussite en matière de politiques publiques au Canada

One of Canada’s most significant public policy success stories

Le jeudi 20 avril 2023, John Graham, président et chef de la direction d’Investissements RPC, s’est adressé à l’Institut C.D. Howe*. Vous trouverez ci-après la transcription de son allocution.

Seul le texte prononcé fait foi.

Merci de cette aimable présentation et de m’avoir invité à prendre la parole aujourd’hui.

Je suis particulièrement heureux d’être ici, car l’objectif de l’Institut C.D. Howe est de favoriser de saines politiques publiques, et l’Office d’investissement du Régime de pensions du Canada est l’un des plus importants exemples de réussite en matière de politiques publiques au pays.

Je suis ici aujourd’hui pour rappeler ce succès au milieu canadien des affaires et pour vous faire part des défis auxquels nous sommes confrontés.

Ces défis ne sont pas tous attribuables à la volatilité des marchés mondiaux ni aux changements démographiques.

Certains des défis découlent d’une possible politisation et d’un éventuel régionalisme.

Maintenant, en tant que chefs d’entreprise, nous reconnaissons certainement que nous évoluons dans le contexte créé par les politiques publiques.

Mais lorsque ce contexte commence à changer et à avoir une incidence sur nos activités, nous devenons responsables de faire entendre notre voix pour partager l’information avec les principales parties prenantes.

C’est particulièrement vrai lorsque votre voix représente 21 millions de Canadiens, comme la nôtre.

Pendant deux décennies, le régime de retraite national du Canada a obtenu de très bons résultats, loin de la scène politique.

Au cours des vingt dernières années, nous nous sommes concentrés sur les placements et la concurrence pour devenir l’un des investisseurs institutionnels les plus performants au monde.

Ne vous méprenez pas, nous respectons l’innovation en matière de politiques et le droit de toutes les provinces membres et de leurs organismes de gouvernance d’agir au nom de leurs contributeurs.

Nous ne pouvons toutefois pas jouer un rôle passif lorsqu’il s’agit d’informer toutes les parties prenantes de ce que nous faisons et de défendre les intérêts des générations futures.

Le Régime de pensions du Canada jouit d’un niveau de stabilité qui fait l’envie des pays du monde entier.

Mais comme beaucoup d’entre vous s’en souviendront, cela n’a pas toujours été le cas.

Dans les années 1990, Ottawa et les provinces se sont réunies pour déterminer que les Canadiens âgés avaient besoin d’une retraite plus sûre sur le plan financier que ce que le Régime de pensions du Canada était en mesure de leur offrir.

Grâce à des réformes audacieuses, l’Office d’investissement du Régime de pensions du Canada a été créé en 1997.

Les réformes ont nécessité un degré de coopération presque inégalé entre le gouvernement fédéral et les provinces. Pour donner une idée de cet exploit, la Loi sur l’OIRPC est plus difficile à modifier que la Constitution canadienne.

Les décideurs ont convenu qu’un organisme professionnel et hautement qualifié ayant un objectif clair et unique serait le moyen le plus sûr d’assurer la viabilité du RPC.

Cet objectif unique consiste à atteindre un taux de rendement suffisamment élevé pour aider à maintenir les prestations de retraite de millions de personnes aujourd’hui et demain.

Au cours des 26 années qui se sont écoulées depuis, l’organisation a connu du succès et rempli son mandat.

Nous avons un rendement sur 10 ans de 10 % et une valeur ajoutée cumulative de plus de 40 milliards de dollars canadiens depuis la création. Aujourd’hui, nous sommes non seulement un acteur dans le domaine des placements institutionnels, mais aussi un chef de file mondial.

Nous nous efforçons de faire comprendre à un plus grand nombre de Canadiens l’histoire unique et la valeur du Régime de pensions du Canada. Pour prendre position et être la voix de ce trésor national.

Nous vivons à une époque où les systèmes de retraite de nombreux autres pays occidentaux ne fonctionnent pas.

En France, nous avons été témoins de manifestations massives à l’échelle du pays alors que le gouvernement tente de sauver son système de retraite en faisant passer l’âge de la retraite de 62 à 64 ans.

Aux États-Unis, sans une réforme importante du système, la sécurité sociale devrait disparaître d’ici 2034.

Nous vivons tous plus longtemps, et c’est bien sûr une bonne nouvelle. La mauvaise nouvelle cependant, c’est que certaines des structures sociales actuelles n’ont pas été conçues pour tenir compte d’une durée de vie de 100 ans.

Les personnes âgées sont plus susceptibles de compter sur les régimes publics de soins de santé et de retraite qui, dans la plupart des pays, peuvent à peine payer pour les retraités d’aujourd’hui, et encore moins pour ceux de demain.

Le phénomène du vieillissement des sociétés pourrait très bien mener à une crise de sécurité financière pour des millions de personnes dans le monde. Le fait qu’elle évolue lentement ne signifie pas qu’une fois à son sommet, elle ne sera pas destructrice.

Cela pourrait vous amener à vous demander pourquoi les Canadiens n’ont pas davantage entendu parler de cette crise imminente.

Cela s’explique, comme je l’ai mentionné, par le fait que le Canada a décidé, il y a plus d’un quart de siècle, de prendre des mesures à l’égard de l’un des plus grands risques auxquels les gens sont confrontés : vivre plus longtemps que leurs actifs financiers.

Heureusement, les assises de notre système de retraite au Canada sont solides.

Le pilier qui a déjà été le plus faible, le RPC, est devenu potentiellement le plus solide.

Dans le cadre de mes fonctions en tant que chef de la direction, j’ai eu l’occasion de voyager partout dans le monde, et d’innombrables dirigeants d’entreprises et gouvernements m’ont demandé ce qu’il y avait de si spécial dans le modèle national des régimes de retraite au Canada.

Au Canada, la principale étape pour éviter la crise mondiale imminente des retraites a bien sûr été la décision d’établir un régime de retraite national.

Mais aussi, la prévoyance d’établir un gestionnaire de placement indépendant, l’OIRPC ou Investissements RPC.

Le magazine The Economist a déjà qualifié Investissements RPC de « force d’investissement avec laquelle il faut compter » en raison de sa structure et de son excellence opérationnelle.

Mais laissez-moi vous parler un peu de ce qui, selon moi, distingue Investissements RPC et constitue la base de notre succès à long terme.

Premièrement, nous sommes indépendants des gouvernements fédéral et provinciaux.

Imaginez devoir composer avec 50 cycles de gouvernements dans 10 juridictions au cours de divers cycles politiques, sociaux et économiques. La seule façon de surmonter ce scénario est d’adopter un cadre de gouvernance de qualité platine, comme le nôtre.

Tous les trois ans, l’actuaire en chef du Canada examine la situation financière du RPC. Il y a quelques mois, le dernier examen a conclu que les niveaux actuels des prestations sont viables pour 75 ans.

Et cela malgré le vieillissement de la population canadienne, l’allongement de l’espérance de vie et la diminution du ratio de dépendance.

Deuxièmement, nous avons un mandat clair.

Il s’agit de maximiser les rendements tout en évitant les risques de perte injustifiés et en tenant compte des facteurs susceptibles d’avoir une incidence sur la capitalisation du RPC.

Nous avons un seul objectif, nous mettons l’accent sur les placements et la clarté du mandat nous aide à bien le réaliser.

Nous investissons au nom de tous les cotisants et bénéficiaires à l’échelle du pays, sans égard à l’endroit où ils vivent. Que ce soit près des Rocheuses ou dans les provinces maritimes, l’emplacement n’est pas un obstacle.

Vous pouvez passer d’une région à l’autre du pays et savoir que votre Régime de pensions du Canada est transférable et sûr.

Troisièmement, nous agissons à l’échelle mondiale. Nous investissons dans la plupart des grands marchés du monde. Il peut s’agir de logistique en Corée, de soins de santé à San Francisco ou de pétrole et de gaz à Calgary.

Nous effectuons des opérations qui nécessitent une portée internationale et une vaste expérience. Et même si nous investissons dans toutes les catégories d’actif, nous ne le faisons pas en vase clos.

Nous sommes un fonds, nous exerçons nos activités comme un seul fonds et nous investissons comme un seul fonds capable d’investir tout au long du cycle de vie d’une société.

Qu’il s’agisse d’amorcer des plateformes, de conclure des transactions privées de milliards de dollars qui impliquent nos équipes de crédit et de capital-investissement ou de préparer une société à un appel public à l’épargne, nous avons fait nos preuves en la matière.

Enfin, le Fonds est façonné par une vision à long terme.

Dans un monde où les philosophies de placement peuvent évoluer d’un trimestre à l’autre, nos investisseurs hautement qualifiés sont formés pour regarder les décennies à venir et être patients.

Ces qualités sont en effet caractérisées par une certaine circularité. Notre structure de gouvernance nous permet d’adopter un horizon de placement à long terme. Notre conviction de placement est que les placements à long terme peuvent offrir des occasions de rendement supérieur.

Nous n’avons jamais besoin de toujours acheter, détenir ou vendre. Nous pouvons faire preuve de patience et laisser les occasions se présenter.

Nous avons bâti une culture du risque à l’échelle de l’entreprise qui valorise l’importance d’une gestion efficace du risque dans toutes nos activités quotidiennes.

Parfois, les décisions les plus importantes d’un investisseur sont de savoir dans quoi ne pas investir.

En 2014, nous avons choisi de ne pas investir en Russie parce que cela ne correspondait pas à notre appétit pour le risque. Plus récemment, nous n’avons pas été entraînés par l’engouement pour le secteur des technologies et n’avons pas investi directement dans la cryptomonnaie.

Que nous réserve l’avenir?

L’investissement actif est difficile et le sera de plus en plus. Au cours de la dernière décennie, le simple fait de profiter de la hausse des marchés boursiers a été une stratégie gagnante.

Les prochaines décennies seront caractérisées par, un contexte de croissance mondiale difficile, une volatilité croissante sur les marchés financiers et un paysage géopolitique complexe et en évolution.

Ce qui distinguera Investissements RPC, ce n’est pas seulement notre structure, mais notre exécution.

Bien que notre indépendance politique, notre mise en commun des risques, notre transférabilité et notre taille soient difficiles à reproduire, notre avantage au cours des 10 prochaines années dépendra de notre façon de faire.

La différence véritable et durable vient de l’expérience, de l’éthique de travail et de la transparence de nos décideurs en placement. Et de notre obligation de gagner la confiance du public.

Plus de 2 000 personnes travaillent dans neuf bureaux à l’échelle mondiale; 46 % de nos professionnels des placements sont situés à l’étranger.

Ils découvrent et sécurisent des occasions complexes et importantes, et ils le font de façon rentable.

Notre portefeuille est solide et témoigne d’une orientation à long terme.

Aujourd’hui, nous ne cherchons pas à bâtir une entreprise prospère, nous en gérons une.

La gestion de placements est l’un des secteurs les plus concurrentiels au monde. Elle exige du talent, du travail acharné et non seulement une volonté d’adopter de nouvelles idées, mais presque une contrainte de le faire.

Nos placements et nos résultats financiers à l’échelle mondiale ne sont pas le fruit de la chance et ne se sont pas concrétisés du jour au lendemain.

Ils sont le résultat d’un contrôle rigoureux effectué par de nombreuses personnes qui pensent différemment et qui ont des antécédents non traditionnels.

J’en fais partie.

J’ai obtenu mon doctorat en chimie de Western, puis je suis entré au service de Xerox à titre de chercheur scientifique pendant neuf ans avant d’être recruté comme analyste par l’OIRPC.

Les investisseurs institutionnels qui gagneront à l’avenir doivent combiner la diligence et la créativité avec la prévoyance – et en particulier la capacité de lutter énergiquement contre la pensée à court terme dans un monde conditionné à récompenser l’immédiateté.

Comme je l’ai dit, l’investissement actif est difficile et le sera de plus en plus.

Nous pourrions connaître des années difficiles. Nous croyons toutefois que les qualités dont j’ai parlé permettront à Investissements RPC de demeurer à l’avant-plan de la performance des caisses de retraite à l’échelle mondiale.

Permettez-moi de conclure : Investissements RPC est un exemple éprouvé à l’échelle mondiale de la façon de bâtir, de faire fructifier et de sécuriser un régime de retraite national.

Bien qu’il soit naturel pour un fonds comme le nôtre – qui sert un objectif public à l’échelle nationale – de composer avec la situation politique.

Le Fonds et les régimes de retraite des Canadiens sont protégés par deux mesures de protection efficace. Tout d’abord, le travail acharné d’Investissements RPC pour continuer d’offrir de solides rendements de placement afin de respecter la promesse de retraite ensuite, une coalition de Canadiens qui comprennent vraiment le caractère unique et la valeur du Régime de pensions du Canada.

Ensemble, nous pouvons préserver ce modèle pour les futurs Canadiens.

Merci.

* L’Institut C.D. Howe est un institut de recherche indépendant sans but lucratif dont la mission est d’améliorer le niveau de vie en favorisant des politiques publiques saines sur le plan économique. Largement considéré comme le groupe de réflexion le plus influent au Canada, l’Institut C.D. Howe est une source fiable de renseignements essentiels en matière de politiques, qui se distingue par des recherches non partisanes, fondées sur des données probantes et soumises à l’examen d’experts. Pour en savoir plus, cliquez ici.

À propos de l’auteur

john Graham Web Oct22 180x180

John Graham

Président et chef de la direction

{:en} On Thursday April 20, 2023, CPP Investments President & CEO John Graham addressed the C.D. Howe Institute*. What follows is a transcript of those remarks. Check against delivery. Thank you for that kind introduction and for inviting me to speak today. I’m especially pleased to be here because the C.D. Howe’s purpose is to foster sound public policy and the Canada Pension Plan Investment Board is one of our country’s most significant public policy success stories. I’m here today to remind the Canadian business community of this success and to share some challenges that we are navigating. Not all of these challenges are because of the volatility in global markets, or because of demographic shifts. Some of the challenges are coming from potential politicization and regionalism. Now, as business leaders we certainly accept that we operate within the landscape that public policy creates. But when that landscape starts to shift and to impact our businesses, we become responsible for using our voice to share information with key stakeholders. This is especially true, when your voice represents 21 million Canadians – as does ours. For two decades Canada’s national pension plan has performed very well safely from the sidelines, away from the political arena. Over the past two decades, we’ve been focused on investing and competing to become one of the world’s highest performing institutional investors. Make no mistake, we respect policy innovation, and the right of all member provinces and their stewards to act on behalf of their contributors. But we cannot take a passive role when it comes to informing all stakeholders about what we do and advocating on behalf of future generations. The Canada Pension Plan enjoys a level of stability that’s the envy of countries worldwide. But as many of you here will remember, that was not always the case. In the 1990s Ottawa and the provinces came together determined that older Canadians needed a more financially secure retirement than what the Canada Pension Plan was on track to provide. Using bold reforms, the Canada Pension Plan Investment Board was created in 1997. The reforms required an almost unparalleled degree of federal-provincial cooperation. To give a sense of this feat, the CPPIB Act is harder to change than the Canadian Constitution. Policy makers agreed that a professional and highly-qualified organization with a clear, singular goal would be the safest way to ensure the sustainability of the CPP. That singular goal is to achieve a rate of return high enough to help sustain pension payments for millions of people today and tomorrow. In the 26 years since then, the organization has been a success and delivered on its mandate. We have a 10-year return of 10%, cumulative dollar value added of over C$40B since inception and today we are not just a player in the arena of institutional investing, but a global leader. We strive to have more Canadians understand the unique history and value of the Canada Pension Plan. To stand up and be the voice of this national treasure. We live in a time when the pension systems of many other Western countries are not functioning. In France, we’ve witnessed massive nation-wide protests as the government tries to save its pension system by moving the retirement age from 62 to 64. And in the U.S., social security is estimated to run dry by 2034 without substantial reform. It is good news of course that we are all living longer. The bad news though is that some of today’s social structures were not designed to accommodate the 100-year life. Older people are more likely to lean on government health plans and pensions which, in most countries, can barely pay for today’s pensioners, let alone tomorrow’s. The phenomenon of aging societies could very well lead to a crisis of financial security for millions around the world. The fact that it’s slow-moving doesn’t mean that when it peaks, it won’t be destructive. This may lead you to ask: why haven’t Canadians heard more about this impending crisis? That’s because, as I mentioned, over a quarter a century ago, Canada decided to do something about one of the biggest risks that people face: outliving their financial assets. Fortunately, the foundation of our retirement system in Canada is solid. The pillar that was once the weakest, the CPP, has potentially become the strongest. In this role, as CEO, I have had the opportunity to travel all over the world and I have been asked by countless global business leaders and governments: “Why is the Canadian national pension model so special?” The biggest step in Canada avoiding the impending global retirement crisis, of course, was the decision to have a national pension plan in the first place. But also, the foresight to establish an independent, investment manager, CPPIB or CPP Investments. The Economist magazine once called CPP Investments “an investment force to be reckoned with” because of its structure and operational excellence. But let me share a bit about what attributes I think sets CPP Investments apart and are foundational to our long-term success. First, we operate at arms-length from federal and provincial governments. Imagine navigating 50 cycles of governments across ten jurisdictions through various political, social, and economic cycles. The only way through that scenario, is with a platinum grade governance framework, like ours. Every three years, the Chief Actuary of Canada conducts a financial review of the CPP. A few months ago, the latest review concluded that the existing benefit levels are sustainable for 75 years. This, despite Canada’s aging population, longer life expectancies, and a decreasing dependency ratio. Second attribute, we have a clear mandate. That is, to maximize returns without undue risk of loss, while considering the factors that may affect the funding of the CPP. We have one goal, we are focused on investing and the clarity of mandate helps us do it well. We invest on behalf of all contributors and beneficiaries across the country. We are agnostic about where our contributors live. Their hometowns can be near the Rockies or the Maritimes; location is not a barrier. You can move from one part of the country to the other and know your Canada Pension is portable and secure. Third, we’re global. We are invested in most major markets around the world. It can be logistics in Korea, health care in San Francisco, or oil and gas in Calgary. We do transactions that require international reach and deep experience. And while we invest across asset classes, we don’t do it in silos. We are one fund; we operate as One Fund, and we invest as One Fund – capable of investing throughout the entire lifecycle of a company. Whether it’s seeding platforms, completing billion-dollar private transactions that involve our credit and private equity teams or preparing a company for public offering, we have a proven track-record of doing it all. Finally, the Fund is shaped by long-term thinking. In a world where investment philosophies can veer from one quarter to the next, our highly qualified investors are trained to look decades ahead and be patient. There is certainly some circularity in these attributes. Our governance structure allows us to take a long-term time horizon. We have an investment belief that long-term investing can provide opportunity for greater rewards. We never need to be always buying or holding or selling. We can be patient and let opportunities come to us. We have built an enterprise-wide risk culture that values the importance of effective risk management in all our day-to-day activities. Sometimes the most important decisions an investor makes is what not to invest in. Back in 2014 we chose not to invest in Russia because it was outside of our risk appetite. More recently, we did not get swept up in the hype around technology and did not directly invest in crypto. So, what’s next for us? Active investing is hard and will only get harder. For the past decade, simply riding the rising equity markets was a winning strategy. The next few years will be characterized by a challenging global growth environment, increasing volatility in capital markets, and a complex and evolving geopolitical landscape. What will distinguish CPP Investments is not just our structure, but our execution. While our political independence, risk-pooling, portability, and scale are hard-to-replicate, our edge in the next 10 years will come from how we do what we do. The true and lasting difference comes from the experience, the work ethic and the transparency of our investment decision-makers. And from our compulsion to earn public trust and confidence. Our 2,000+ people work from nine global offices, 46% of our investment professionals are located internationally. They uncover and secure complex, sizeable opportunities and they do it cost-effectively. Our portfolio is solid and it’s a testament to focusing on the long-term. Today, we’re not figuring out how to build a successful organization, we’re running one. Investment management is one of the most competitive callings in the world. And it demands talent, hard work, and not just a willingness to embrace new ideas, but almost a compulsion to. Our worldwide investments and financial performance aren’t lucky and they didn’t happen overnight. They’re the result of thorough diligence, done by many people who think differently and have non-traditional backgrounds. I am one of them. I got my Ph.D. in chemistry from Western, then joined Xerox as a research scientist where I worked for nine years until I was recruited as an analyst by CPPIB. Institutional investors who will win in the future must combine diligence and creativity with foresight – and especially the ability to fight hard against short-term thinking, in a world conditioned to reward immediacy. As I said, active investing is hard and will only get harder. We may have some challenging years ahead. But we believe the attributes I discussed will keep CPP Investments at the forefront of global pension fund performance. Let me conclude: CPP Investments is a tried-and-true global example of how to build, grow and secure a national pension plan. While it is only natural for a Fund like ours – serving a public purpose on a national scale – to have to navigate the political landscape. There are two powerful safeguards keeping the Fund and the pensions of Canadians in a safe harbour. First, CPP Investments’ relentless hard work to continue to deliver strong investment performance to meet the pension promise, and second, a coalition of Canadians who truly understand the uniqueness and value of the Canadian Pension Model. Together, we can preserve this model for all future Canadians. Thank you. *The C.D. Howe Institute is an independent not-for-profit research institute whose mission is to raise living standards by fostering economically sound public policies. Widely considered to be Canada's most influential think tank, the Institute is a trusted source of essential policy intelligence, distinguished by research that is nonpartisan, evidence-based and subject to definitive expert review. You can learn more here. About the Author John Graham Président et chef de la direction {:}{:fr} Le jeudi 20 avril 2023, John Graham, président et chef de la direction d’Investissements RPC, s’est adressé à l’Institut C.D. Howe*. Vous trouverez ci-après la transcription de son allocution. Seul le texte prononcé fait foi. Merci de cette aimable présentation et de m’avoir invité à prendre la parole aujourd’hui. Je suis particulièrement heureux d’être ici, car l’objectif de l’Institut C.D. Howe est de favoriser de saines politiques publiques, et l’Office d’investissement du Régime de pensions du Canada est l’un des plus importants exemples de réussite en matière de politiques publiques au pays. Je suis ici aujourd’hui pour rappeler ce succès au milieu canadien des affaires et pour vous faire part des défis auxquels nous sommes confrontés. Ces défis ne sont pas tous attribuables à la volatilité des marchés mondiaux ni aux changements démographiques. Certains des défis découlent d’une possible politisation et d’un éventuel régionalisme. Maintenant, en tant que chefs d’entreprise, nous reconnaissons certainement que nous évoluons dans le contexte créé par les politiques publiques. Mais lorsque ce contexte commence à changer et à avoir une incidence sur nos activités, nous devenons responsables de faire entendre notre voix pour partager l’information avec les principales parties prenantes. C’est particulièrement vrai lorsque votre voix représente 21 millions de Canadiens, comme la nôtre. Pendant deux décennies, le régime de retraite national du Canada a obtenu de très bons résultats, loin de la scène politique. Au cours des vingt dernières années, nous nous sommes concentrés sur les placements et la concurrence pour devenir l’un des investisseurs institutionnels les plus performants au monde. Ne vous méprenez pas, nous respectons l’innovation en matière de politiques et le droit de toutes les provinces membres et de leurs organismes de gouvernance d’agir au nom de leurs contributeurs. Nous ne pouvons toutefois pas jouer un rôle passif lorsqu’il s’agit d’informer toutes les parties prenantes de ce que nous faisons et de défendre les intérêts des générations futures. Le Régime de pensions du Canada jouit d’un niveau de stabilité qui fait l’envie des pays du monde entier. Mais comme beaucoup d’entre vous s’en souviendront, cela n’a pas toujours été le cas. Dans les années 1990, Ottawa et les provinces se sont réunies pour déterminer que les Canadiens âgés avaient besoin d’une retraite plus sûre sur le plan financier que ce que le Régime de pensions du Canada était en mesure de leur offrir. Grâce à des réformes audacieuses, l’Office d’investissement du Régime de pensions du Canada a été créé en 1997. Les réformes ont nécessité un degré de coopération presque inégalé entre le gouvernement fédéral et les provinces. Pour donner une idée de cet exploit, la Loi sur l’OIRPC est plus difficile à modifier que la Constitution canadienne. Les décideurs ont convenu qu’un organisme professionnel et hautement qualifié ayant un objectif clair et unique serait le moyen le plus sûr d’assurer la viabilité du RPC. Cet objectif unique consiste à atteindre un taux de rendement suffisamment élevé pour aider à maintenir les prestations de retraite de millions de personnes aujourd’hui et demain. Au cours des 26 années qui se sont écoulées depuis, l’organisation a connu du succès et rempli son mandat. Nous avons un rendement sur 10 ans de 10 % et une valeur ajoutée cumulative de plus de 40 milliards de dollars canadiens depuis la création. Aujourd’hui, nous sommes non seulement un acteur dans le domaine des placements institutionnels, mais aussi un chef de file mondial. Nous nous efforçons de faire comprendre à un plus grand nombre de Canadiens l’histoire unique et la valeur du Régime de pensions du Canada. Pour prendre position et être la voix de ce trésor national. Nous vivons à une époque où les systèmes de retraite de nombreux autres pays occidentaux ne fonctionnent pas. En France, nous avons été témoins de manifestations massives à l’échelle du pays alors que le gouvernement tente de sauver son système de retraite en faisant passer l’âge de la retraite de 62 à 64 ans. Aux États-Unis, sans une réforme importante du système, la sécurité sociale devrait disparaître d’ici 2034. Nous vivons tous plus longtemps, et c’est bien sûr une bonne nouvelle. La mauvaise nouvelle cependant, c’est que certaines des structures sociales actuelles n’ont pas été conçues pour tenir compte d’une durée de vie de 100 ans. Les personnes âgées sont plus susceptibles de compter sur les régimes publics de soins de santé et de retraite qui, dans la plupart des pays, peuvent à peine payer pour les retraités d’aujourd’hui, et encore moins pour ceux de demain. Le phénomène du vieillissement des sociétés pourrait très bien mener à une crise de sécurité financière pour des millions de personnes dans le monde. Le fait qu’elle évolue lentement ne signifie pas qu’une fois à son sommet, elle ne sera pas destructrice. Cela pourrait vous amener à vous demander pourquoi les Canadiens n’ont pas davantage entendu parler de cette crise imminente. Cela s’explique, comme je l’ai mentionné, par le fait que le Canada a décidé, il y a plus d’un quart de siècle, de prendre des mesures à l’égard de l’un des plus grands risques auxquels les gens sont confrontés : vivre plus longtemps que leurs actifs financiers. Heureusement, les assises de notre système de retraite au Canada sont solides. Le pilier qui a déjà été le plus faible, le RPC, est devenu potentiellement le plus solide. Dans le cadre de mes fonctions en tant que chef de la direction, j’ai eu l’occasion de voyager partout dans le monde, et d’innombrables dirigeants d’entreprises et gouvernements m’ont demandé ce qu’il y avait de si spécial dans le modèle national des régimes de retraite au Canada. Au Canada, la principale étape pour éviter la crise mondiale imminente des retraites a bien sûr été la décision d’établir un régime de retraite national. Mais aussi, la prévoyance d’établir un gestionnaire de placement indépendant, l’OIRPC ou Investissements RPC. Le magazine The Economist a déjà qualifié Investissements RPC de « force d’investissement avec laquelle il faut compter » en raison de sa structure et de son excellence opérationnelle. Mais laissez-moi vous parler un peu de ce qui, selon moi, distingue Investissements RPC et constitue la base de notre succès à long terme. Premièrement, nous sommes indépendants des gouvernements fédéral et provinciaux. Imaginez devoir composer avec 50 cycles de gouvernements dans 10 juridictions au cours de divers cycles politiques, sociaux et économiques. La seule façon de surmonter ce scénario est d’adopter un cadre de gouvernance de qualité platine, comme le nôtre. Tous les trois ans, l’actuaire en chef du Canada examine la situation financière du RPC. Il y a quelques mois, le dernier examen a conclu que les niveaux actuels des prestations sont viables pour 75 ans. Et cela malgré le vieillissement de la population canadienne, l’allongement de l’espérance de vie et la diminution du ratio de dépendance. Deuxièmement, nous avons un mandat clair. Il s’agit de maximiser les rendements tout en évitant les risques de perte injustifiés et en tenant compte des facteurs susceptibles d’avoir une incidence sur la capitalisation du RPC. Nous avons un seul objectif, nous mettons l’accent sur les placements et la clarté du mandat nous aide à bien le réaliser. Nous investissons au nom de tous les cotisants et bénéficiaires à l’échelle du pays, sans égard à l’endroit où ils vivent. Que ce soit près des Rocheuses ou dans les provinces maritimes, l’emplacement n’est pas un obstacle. Vous pouvez passer d’une région à l’autre du pays et savoir que votre Régime de pensions du Canada est transférable et sûr. Troisièmement, nous agissons à l’échelle mondiale. Nous investissons dans la plupart des grands marchés du monde. Il peut s’agir de logistique en Corée, de soins de santé à San Francisco ou de pétrole et de gaz à Calgary. Nous effectuons des opérations qui nécessitent une portée internationale et une vaste expérience. Et même si nous investissons dans toutes les catégories d’actif, nous ne le faisons pas en vase clos. Nous sommes un fonds, nous exerçons nos activités comme un seul fonds et nous investissons comme un seul fonds capable d’investir tout au long du cycle de vie d’une société. Qu’il s’agisse d’amorcer des plateformes, de conclure des transactions privées de milliards de dollars qui impliquent nos équipes de crédit et de capital-investissement ou de préparer une société à un appel public à l’épargne, nous avons fait nos preuves en la matière. Enfin, le Fonds est façonné par une vision à long terme. Dans un monde où les philosophies de placement peuvent évoluer d’un trimestre à l’autre, nos investisseurs hautement qualifiés sont formés pour regarder les décennies à venir et être patients. Ces qualités sont en effet caractérisées par une certaine circularité. Notre structure de gouvernance nous permet d’adopter un horizon de placement à long terme. Notre conviction de placement est que les placements à long terme peuvent offrir des occasions de rendement supérieur. Nous n’avons jamais besoin de toujours acheter, détenir ou vendre. Nous pouvons faire preuve de patience et laisser les occasions se présenter. Nous avons bâti une culture du risque à l’échelle de l’entreprise qui valorise l’importance d’une gestion efficace du risque dans toutes nos activités quotidiennes. Parfois, les décisions les plus importantes d’un investisseur sont de savoir dans quoi ne pas investir. En 2014, nous avons choisi de ne pas investir en Russie parce que cela ne correspondait pas à notre appétit pour le risque. Plus récemment, nous n’avons pas été entraînés par l’engouement pour le secteur des technologies et n’avons pas investi directement dans la cryptomonnaie. Que nous réserve l’avenir? L’investissement actif est difficile et le sera de plus en plus. Au cours de la dernière décennie, le simple fait de profiter de la hausse des marchés boursiers a été une stratégie gagnante. Les prochaines décennies seront caractérisées par, un contexte de croissance mondiale difficile, une volatilité croissante sur les marchés financiers et un paysage géopolitique complexe et en évolution. Ce qui distinguera Investissements RPC, ce n’est pas seulement notre structure, mais notre exécution. Bien que notre indépendance politique, notre mise en commun des risques, notre transférabilité et notre taille soient difficiles à reproduire, notre avantage au cours des 10 prochaines années dépendra de notre façon de faire. La différence véritable et durable vient de l’expérience, de l’éthique de travail et de la transparence de nos décideurs en placement. Et de notre obligation de gagner la confiance du public. Plus de 2 000 personnes travaillent dans neuf bureaux à l’échelle mondiale; 46 % de nos professionnels des placements sont situés à l’étranger. Ils découvrent et sécurisent des occasions complexes et importantes, et ils le font de façon rentable. Notre portefeuille est solide et témoigne d’une orientation à long terme. Aujourd’hui, nous ne cherchons pas à bâtir une entreprise prospère, nous en gérons une. La gestion de placements est l’un des secteurs les plus concurrentiels au monde. Elle exige du talent, du travail acharné et non seulement une volonté d’adopter de nouvelles idées, mais presque une contrainte de le faire. Nos placements et nos résultats financiers à l’échelle mondiale ne sont pas le fruit de la chance et ne se sont pas concrétisés du jour au lendemain. Ils sont le résultat d’un contrôle rigoureux effectué par de nombreuses personnes qui pensent différemment et qui ont des antécédents non traditionnels. J’en fais partie. J’ai obtenu mon doctorat en chimie de Western, puis je suis entré au service de Xerox à titre de chercheur scientifique pendant neuf ans avant d’être recruté comme analyste par l’OIRPC. Les investisseurs institutionnels qui gagneront à l’avenir doivent combiner la diligence et la créativité avec la prévoyance – et en particulier la capacité de lutter énergiquement contre la pensée à court terme dans un monde conditionné à récompenser l’immédiateté. Comme je l’ai dit, l’investissement actif est difficile et le sera de plus en plus. Nous pourrions connaître des années difficiles. Nous croyons toutefois que les qualités dont j’ai parlé permettront à Investissements RPC de demeurer à l’avant-plan de la performance des caisses de retraite à l’échelle mondiale. Permettez-moi de conclure : Investissements RPC est un exemple éprouvé à l’échelle mondiale de la façon de bâtir, de faire fructifier et de sécuriser un régime de retraite national. Bien qu’il soit naturel pour un fonds comme le nôtre – qui sert un objectif public à l’échelle nationale – de composer avec la situation politique. Le Fonds et les régimes de retraite des Canadiens sont protégés par deux mesures de protection efficace. Tout d’abord, le travail acharné d’Investissements RPC pour continuer d’offrir de solides rendements de placement afin de respecter la promesse de retraite ensuite, une coalition de Canadiens qui comprennent vraiment le caractère unique et la valeur du Régime de pensions du Canada. Ensemble, nous pouvons préserver ce modèle pour les futurs Canadiens. Merci. * L’Institut C.D. Howe est un institut de recherche indépendant sans but lucratif dont la mission est d’améliorer le niveau de vie en favorisant des politiques publiques saines sur le plan économique. Largement considéré comme le groupe de réflexion le plus influent au Canada, l’Institut C.D. Howe est une source fiable de renseignements essentiels en matière de politiques, qui se distingue par des recherches non partisanes, fondées sur des données probantes et soumises à l’examen d’experts. Pour en savoir plus, cliquez ici. À propos de l’auteur John Graham Président et chef de la direction {:}
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